Les origines de Samara
La découverte du site
Vers la fin des années 50, avec des appareils photo d’amateurs, volant sur des appareils d’aéroclubs, des pionniers montrèrent qu’il était possible d’obtenir des images de sites enfouis. Confrontés au scepticisme, leur acharnement et surtout leurs résultats finirent par convaincre. Roger Agache - considéré aujourd'hui comme le "père de l'archéologie aérienne"- a été l’un de ces pionniers. En effet, dès le début des années 60 il a enchainé les survols de la Somme en toute saison et par tous les temps pour obtenir des images extraordinaires. Couplées à des vérifications au sol, la prospection aérienne constitue, encore de nos jours, un outil indispensable à la recherche archéologique.
Bien que les phénomènes le plus souvent éphémères soient parfois visibles au sol, l’avion fournit le recul nécessaire à la perception d’un plan cohérent ; il est alors possible de déterminer la fonction des aménagements découverts et de les rattacher à une période historique. Après un premier repérage, sondages et fouilles sont indispensables pour confirmer l’interprétation, ils enrichissent les informations recueillies par la prospection aérienne. La fouille demeure indispensable également pour reconnaître la chronologie d’un site et mettre au jour l’ensemble des installations enfouies.
Il a fallu plusieurs dizaines d’années pour obtenir une vision d’ensemble de la Picardie à la période gallo-romaine ; villes, villages, exploitations agricoles, édifices religieux, routes, apparaissent sur les cartes impressionnantes dressées par Roger Agache à partir des recherches aériennes.
Aujourd’hui, ces cartes fournissent des données essentielles pour la planification des interventions archéologiques.
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Mis à jour ( Mercredi, 14 Avril 2010 08:40 )
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