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Les origines de Samara

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Les origines de Samara
Un site révélé par l'archéologie
Le site historique du Camp César
Un projet historique
La symbolique du parc
Le parc de Samara de nos jours
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La découverte du site
Vers la fin des années 50, avec des appareils photo d’amateurs, volant sur des appareils d’aéroclubs, des pionniers montrèrent qu’il était possible d’obtenir des images de sites enfouis. Confrontés au scepticisme, leur acharnement et surtout leurs résultats finirent par convaincre. Roger Agache - considéré aujourd'hui comme le "père de l'archéologie aérienne"- a été l’un de ces pionniers. En effet, dès le début des années 60 il a enchainé les survols de la Somme en toute saison et par tous les temps pour obtenir des images extraordinaires. Couplées à des vérifications au sol, la prospection aérienne constitue, encore de nos jours, un outil indispensable à la recherche archéologique.

L’archéologie aérienne permet d'observer, des sites détruits, arasés, enfouis, à priori indétectables. Sous l’effet des intempéries, leurs traces peuvent réapparaître sous la forme de variation de couleurs dans les terres labourées ou de différence de teinte et de hauteur de plantes dans les cultures.

Bien que les phénomènes le plus souvent éphémères soient parfois visibles au sol, l’avion fournit le recul nécessaire à la perception d’un plan cohérent ; il est alors possible de déterminer la fonction des aménagements découverts et de les rattacher à une période historique. Après un premier repérage, sondages et fouilles sont indispensables pour confirmer l’interprétation, ils  enrichissent les informations recueillies par la prospection aérienne. La fouille demeure indispensable également pour reconnaître la chronologie d’un site et mettre au jour l’ensemble des installations enfouies.

Il a fallu plusieurs dizaines d’années pour obtenir une vision d’ensemble de la Picardie à la période gallo-romaine ; villes, villages, exploitations agricoles, édifices religieux, routes, apparaissent sur les cartes impressionnantes dressées par Roger Agache à partir des recherches aériennes.
Aujourd’hui, ces cartes fournissent des données essentielles pour la planification des interventions archéologiques.

Un site révélé par l'archéologie

De multiples campagnes de fouilles ont été réalisées à la suite des découvertes étayées par l'archéologie aérienne mais aussi dans le cadre de la création du parc de Samara de 1967 à 2002. Lors de la conception du parc, un site datant du Mésolithique à été retrouvé de manière fortuite à l'endroit actuel du parking du parc.

Ces diverses campagnes (sauvetage, programmée, diagnostic...) ont permis de mieux comprendre la façon de vivre et les moeurs de nos lointains ancêtres. L'une d'elle a permis de découvrir, en 1990, le plus vieil homme du département de la Somme, à deux pas de Samara.

La sépulture de la Chaussée-Tirancourt est l'une des plus importantes retrouvées en Europe. Occupée pendant un millénaire, elle regroupait plus de 350 corps et n'avait subi aucune intervention humaine depuis plus de 4 000 ans. Le monument fut découvert en 1967 dans une fosse de 15 m de long sur 3,50 m de large. Le plancher à 1,70 m du sol, a été creusé dans la craie. Des dalles de grès délimitent un espace funéraire de 11 m sur 3 m et deux blocs placés en travers marquent l'entrée. Une reconstitution photographique de cette sépulture est présentée au Dôme des expositions.

Le Camp César fit l'objet de plusieurs campagnes de fouilles entre 1983 et 1993.

 


Le site historique du Camp César

Le site du Camp César à La Chaussée-Tirancourt appartient à un réseau militaire. Pour comprendre ce réseau, il faut revenir à ce que certains appellent "une guerre des Gaules en Picardie".

camp cesar4Entre 58 et 51 avant J.-C, la conquête du territoire que César appelle "les Trois Gaules", est la suite logique de la première conquête du sud de la Gaule qui s'est faite entre 125 et 120 avant J.-C. César repousse en 58 avant J.-C. les migrants Helvètes dans leurs pays d'origine, à la demande des Eduens du Morvan. Il pénètre en 57 avant J.-C. en Gaule Belgique et avec l'alliance des Rèmes, retranchés dans leur oppidum de Bibrax, situé au lieu-dit le "Vieux-Laon" à St-Thomas (Aisne), il bat les peuples belges, coalisés contre lui, au cours de différentes batailles dans l'Aisne. Il s'empare ensuite de l'oppidum de Pommiers, près de Soissons, puis de celui de Bratuspantium dont l'emplacement n'a pas été retrouvé et il rentre chez les Ambiens qui se rendent aussitôt la même année.

Ainsi, César conduisit plusieurs campagnes en Picardie : la première en 57 avant J.-C. est rapide.

Les Belges obligent les Romains à mener une nouvelle campagne, six ans plus tard, pour mettre un terme à un soulèvement dans le Beauvaisis. Les peuples Belges se révolteront régulièrement contre l'autorité romaine pendant les vingt années suivantes. En 46 avant J.-C., une rébellion est réprimée chez les Bellovaques et dans les années 30 avant J.-C., les Romains utilisent la Somme comme base arrière pour lutter contre les Morins (région de Boulogne). Il semble que c'est à cette période qu'est édifié le camp romain de La Chaussée-Tirancourt.

Pour en savoir plus sur le Camp César, cliquez ici.


Un projet historique

Le projet Samara est née d'une réelle ambition : celle de mettre en avant le passé prestigieux de la Picardie puisque la Préhistoire a réellement vu le jour dans la vallée de la Somme.

La vocation du parc de Samara est de mettre en valeur pour un large public toutes ces découvertes passionnantes de l'archéologie régionale.

Ainsi, le "projet Samara" a été retenu, après les découvertes faites sur le site de la Chaussée-Tirancourt : Samara est un site jugé "remarquable" par son intérêt historique, naturel, son caractère exemplaire, le poids de son symbolisme, la richesse de son environnement...

 


La symbolique du parc

C'est à Bruno Lebel, sculpteur, grand prix de Rome, que furent confiées la création artistique et la responsabilité esthétique du domaine de Samara. Architecte et concepteur, il a su respecter l'harmonie entre l'Homme et la Nature et a inscrit Samara dans une perspective humaniste et symbolique.

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Le Dôme des expositions
à été conçu à l'image du corps de l'homme et se compose de 25 coupoles de dimensions inégales qui s'imbriquent les unes dans les autres. Les deux coupoles centrales abritent 600 000 ans d'histoire de l'humanité.




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L'arboretum a la forme évocatrice d'un poisson.





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Le jardin botanique se situe au centre de l'arboretum. Il présente de nombreux symboles au riche contenu mythique: spirale, labyrinthe, croix, cercle et est présenté sous la forme du modèle cistercien.



Le parc de Samara de nos jours "600 000 ans d'Histoire"

SAMARA, c’est le nom gaulois du fleuve Somme qui traverse le département et qui donna son nom en 20 après J.-C. à la ville d’Amiens : SAMAROBRIVA : « le pont sur la Somme ».

SAMARA, c’est aujourd’hui un archéosite avec des expositions qui retracent l’évolution de l’homme et de son environnement depuis 600 000 ans dans la Vallée de la Somme. Il présente également un siècle d’archéologie dans le département et met en évidence les méthodes qui ont permis aux archéologues de reconstituer cette histoire oubliée de l’humanité.

SAMARA, c’est aussi un site de reconstitution et de restitution. Vous découvrirez des habitats de quatre époques différentes en grandeur réelle et vous rencontrerez les artisans travaillant différentes techniques de la Préhistoire.

SAMARA, c’est également un magnifique parc naturel de 30 hectares où vous pourrez renouer avec vos origines tout en découvrant un magnifique cadre de verdure: arboretum, jardin botanique, parcours des 5 sens, sentier de mousses, jardin des ombres, oseraie, jardin tinctorial, marais… Autant d’espaces naturels reconstitués ou préservés qui permettent de protéger les biotopes.

« SAMARA c’est une façon de voir, de comprendre, de faire et de revivre la Préhistoire »


Mis à jour ( Mercredi, 14 Avril 2010 08:40 )

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