Les dossiers sur la Préhistoire
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Les principaux outils dans la Préhistoire
Paléolithique inférieur :
L'outil de référence de cette période est le biface acheuléen. Ses formes et ses dimensions varient dans le temps. Bien des outils sont créés dès cette période dont l'abondance caractérisera les époques suivantes : racloirs, burins, couteaux à dos, perçoirs, grattoirs. Par contre, les outils réalisés dans d'autres matière que la pierre sont exceptionnellement conservés (os, bois de cervidés, bois végétal pour les épieux par exemple).
Paléolithique moyen :
Ce sont surtout des outils de pierre réalisés à partir d'éclats, comme les racloirs, les pointes, les couteaux… On trouve durant cette période également parfois quelques bifaces mais aussi des outils fabriqués sur lames. Les outils en os sont encore exceptionnels.
Paléolithique supérieur :
L'outillage de pierre est caractérisé par un important débitage laminaire : les lames sont le support d'un bon nombre d'outils déjà connus aux périodes précédentes mais au Paléolithique supérieur, ces outils (grattoirs, burins, racloirs, perçoirs, couteaux à dos) sont fabriqués en grande série et ont une forme standardisée. Un matériel osseux fait son apparition ou se développe. A chaque période du Paléolithique supérieur, sont créés de nouveaux modèles : poinçons, pointes de sagaies, coins, aiguilles, propulseurs, harpons.
Mésolithique :
L'équipement du chasseur est composé de l'arc et de flèches. Dans nos régions, la taille du silex se caractérise par de petites armatures pointues, appelées microlithes. Elles arment les flèches ou sont fixées sur les hampes pour en faire des barbelures, c'est à dire composées d'aspérités disposées en épis sur le fût. La plupart des outils sont réalisés sur des éclats comme les grattoirs, les burins, les perçoirs, etc. La hampe est un manche en bois, tige d'une longueur variable, qui supporte la pointe.
Néolithique :
Parmi l'équipement de l'homme du Néolithique, on retrouve, avec des différences morphologiques plus ou moins importantes, les types d'outils des précédentes périodes. Grattoirs, burins, perçoirs, racloirs sont les types les plus représentés. Toutefois, les activités liées à l'agriculture, à la construction d'habitats, font naître une panoplie d'outils spécifiques. Défricher, construire un village, mettre en culture, récolter, moudre sont autant de travaux qui nécessitent un outillage adapté à ces activités nouvelles :
- le défrichage, qui se fait également à l'aide du feu, utilise des haches taillées ou polies;
- pour construire les habitats, les premiers sédentaires utilisent des haches pour l'abattage des arbres mais aussi pour la taille des bois de charpente. Le travail plus minutieux du bois devait se faire à l'aide de herminettes ou de tranchets (outil emmanché possédant une lame qui forme un tranchant et qui s'utilise comme une herminette);
- pour travailler le sol ou le labourer, la houe est un instrument qui a la forme d'une pioche en bois munie d'une fourche ou d'une lame de pierre;
- pour cultiver, le bâton à fouir est une sorte de plantoir car son principe est de réaliser des trous dans le sol pour y déposer des graines, des bulbes. Il peut servir également à déterrer des racines, à gratter le sol, y tracer des sillons. Il est formé d'un bâton pointu parfois lesté d'une masse de pierre percée qui peut coulisser;
- pour récolter les céréales, apparaissent des couteaux à moissonner et des faucilles. La faucille est un instrument fait d'une lame insérée en biais dans un manche ou d'une série de lames de silex disposée dans un manche courbe en forme de croissant;
- pour transformer le grain des céréales en farine, les agriculteurs utilisent une meule dite dormante et actionne un broyeur avec un mouvement et va-et-vient.
Peu à peu, des besoins croissants en silex vont pousser les hommes du Néolithique à aller chercher leur matière première en profondeur : les puits d'extraction justifient la présence des premiers outils de mineur : pics en bois de cerf pour déchausser le silex dans la craie mais aussi des pelles en omoplate, des cordes, des échelles, des paniers…
Les outils de pierre :

Le biface : l'outil caractéristique de l'Acheuléen est le biface. Il s'agit d'un outil de pierre taillée sur deux faces pour dégager un tranchant périphérique. Vraisemblablement tenu à la main, il sert pour la boucherie, travailler le bois et les peaux, percer le bois et les os. C'est un outil à usage multiple, chaque partie du biface ayant sa propre utilisation : tailler, couper, racler, voire percer ou broyer. La matière première utilisée en France et en Europe pour son façonnage est majoritairement le silex alors qu'en Afrique, ce sont souvent des grès ou des quartzites.
Le racloir : à partir d'un éclat de silex brut, un grand côté est transformé en tranchant. Parfois emmanché avec un lien végétal (corde, ficelle) ou un cuir, il sert au dépeçage et au raclage de la peau, au travail du bois.
Le burin : connu dès le Paléolithique inférieur, il est fabriqué jusqu'au Néolithique. Cet outil robuste sert à rainurer les bois de cervidés, l'os, le bois pour extraire des baguettes. Il présente un bec incisif et il est utilisé pour fabriquer des sagaies, des harpons, des aiguilles…
Le grattoir : c'est un outil très répandu du Paléolithique jusqu'au Néolithique, les hommes de la Préhistoire s'en servaient probablement pour gratter les peaux, comme les Inuits le faisaient encore au début du 20ème siècle. Le bout d'une lame de silex est retouché sur le front pour obtenir une extrémité très résistante et une forme plus ou moins circulaire. C'est un outil robuste qui sert au tannage des peaux mais aussi pour gratter l'os, l'ocre.
Le perçoir : c'est un outil dont on a dégagé une pointe robuste, comme un bec, qui est utilisée comme une mèche pour perforer l'os, les dents, les coquillages, le bois…
Les pointes : ce sont des armatures en silex qui en raison de leurs pointes aiguës sont très pénétrantes lorsqu'elles sont projetées. Ces pointes sont utilisées comme armature de sagaies ou de flèches.
La flèche : arme de chasse utilisée avec l'arc, la flèche est adaptée aux espaces couverts telles que les forêts. Composée de trois parties, la pointe, le fût (ou hampe) et d'un empennage, les plus anciennes armatures remontent au Paléolithique final. Dès le début du Mésolithique, le nombre de pointes de flèches augmentent considérablement et affectent des formes différentes. Aux périodes suivantes vont s'ajouter des exemplaires en os ou en bois de cerfs, en bronze puis en fer. La hampe est un manche en bois, tige d'une longueur variable, qui supporte la pointe.
La hache : c'est un instrument composé d'une lame coupante taillée ou polie, inséré dans un manche en bois et le plus souvent comprenant une pièce intermédiaire pour fixer la lame au manche, une gaine. L'axe de la lame fait un angle droit avec l'axe du manche et son tranchant est parallèle au manche. Le polissage peut être partiel, seulement sur le tranchant, ou total lui donnant un aspect lisse. Symbole des premiers agriculteurs qui ont défriché, son usage perdure jusqu'à l'âge du Bronze ; les modèles en métal remplaçant peu à peu les exemplaires en pierre. Elle est l'outil indispensable aux travaux de déforestation permettant de créer des espaces propres à l'agriculture. La hache sert donc à l'abattage des arbres ou à la taille des bois de charpente. Le travail plus minutieux du bois devait se faire à l'aide d'un outil type herminette ou tranchet.
Les trois éléments de la hache en pierre :
- la lame : l'Homme taille un bloc de pierre (silex, roche dure) en lui donnant une forme générale. Cette lame peut ensuite être polie. Cette technique de lissage de la lame est une innovation du Néolithique,
- le manche en bois présente une tête lourde et robuste,
- l'emmanchement est une partie intermédiaire plus ou moins complexe. C'est une gaine qui absorbe les ondes de choc et évite l'éclatement du manche.
La herminette : instrument emmanché dans un support coudé, c'est l'outil essentiel pour le travail du bois ; elle est utilisée en coups verticaux d'avant en arrière pour creuser, équarrir les troncs, aplanir une surface. Comme la hache, l'herminette possède une lame de pierre taillée ou polie, fixée de diverses manières sur un manche mais le tranchant est emmanché perpendiculairement à l'axe du manche, de façon à former un angle aigu.
La faucille : utilisé à partir du Néolithique pour moissonner, les premières faucilles possèdent un manche en bois ou en os, droit ou courbe et une partie coupante formée d'éclats ou de lames de silex. Elle peut être simple lorsqu'elle a une seule longue lame fixée en biais sur le manche droit ou composite lorsqu'elle possède des éléments coupants multiples (lames ou lamelles) insérés dans une rainure du manche et fixés par un goudron ou à l'aide d'une résine. Aux faucilles composées de lames de silex vont s'ajouter aux périodes suivantes les modèles en métal, en bronze puis en fer.
La meule : la meule en grés sert à transformer le grain en farine et est composée d'une pierre plus ou moins plate, dite dormante, qui va se creuser avec l'usage et d'une mollette qui sert de broyeur. La forme du broyeur est soit plus ou moins sphérique soit plate et allongée, de la même longueur que la meule.
Les armes et les instruments réalisés en bois végétal ou animal, en os
L'épieu : les preuves directes des techniques de chasse au Paléolithique inférieur sont pour ainsi dire inexistantes : sont connus uniquement quelques épieux en bois, conservés de manière exceptionnelle et retrouvés en Allemagne, en Grande Bretagne et en Espagne. C'est une arme réalisée dans un long bâton d'environ 2 mètres, ayant une pointe aiguë, parfois durcie au feu. La chasse à l'épieu suppose un contact proche avec le gibier et pouvait se révéler dangereuse, notamment avec les aurochs. Cette technique entraîne une sélection d'un gibier de taille modeste (cheval, cerf, aurochs).
Le propulseur : un propulseur est un instrument fabriqué en bois de renne, en os, en ivoire ou en bois végétal. Il est constitué d'une pièce réservée à la préhension et munie à une extrémité d'une butée parfois sculptée, contre laquelle vient s'appuyer le talon du projectile (sagaie, harpon). Grâce à un effet de levier, le propulseur permet de prolonger le bras du lanceur, accroît l'efficacité du lancer, augmente la force de pénétration dans l'animal et accentue également la distance entre le chasseur et la proie (jusqu'à 100 m, le tir est très précis jusqu'à 30 m).
La sagaie : arme de jet destinée à la chasse et à la pêche, elle est composée d'une pointe, d'un fût (hampe) et d'un empennage. C'est l'arme essentielle du chasseur du Paléolithique supérieur, elle est le plus fréquemment lancée au propulseur. Le plus souvent fabriquée dans du bois de renne, mais aussi en os, en ivoire, la sagaie présente une extrémité pointue et une autre aménagée pour assurer une fixation sur une hampe de bois. Pour rendre plus efficaces leurs sagaies, les chasseurs fixent parfois sur la pointe des lamelles de silex. La hampe est un manche en bois, tige d'une longueur variable, qui supporte la pointe.
L'arc : arme de chasse qui apparaît au Paléolithique final et se généralise au Mésolithique. Son développement semble être une conséquence des contraintes de chasse liées à un environnement colonisé par d'épaisses forêts. La plupart des arcs préhistoriques sont droits et longs (150 à 160 cm). L'arc permet une chasse plus individuelle et le tir est encore plus précis que celui de la sagaie.
Les harpons : des pointes munies d'une ou de deux rangées de barbelures sont appelées harpons. Le harpon est une pièce détachable en os, en bois de cervidés ou en ivoire qui pénètre dans les proies comme la truite, le saumon, le brochet. Le fût qui supporte les barbelures est pointu et chaque barbelure doit à la fois pénétrer et retenir la proie.
Le poinçon : c'est un outil robuste, tenu à la main et que l'on tourne dans un mouvement de va-et-vient pour percer les peaux. Présent à la fin du Paléolithique moyen, il est très fréquent au Paléolithique final jusqu'au Néolithique. Cet outil en os ou bois d'animal présente une extrémité en pointe opposée à une zone de préhension plus ou moins aménagée.
L'aiguille à chas : au Paléolithique supérieur sont fabriquées les premières aiguilles à chas dont l'aspect est comparable à celui des aiguilles actuelles d'acier pour coudre. Inventée au Solutréen, autour de 20 000 ans notre ère, c'est un objet typique du Magdalénien. Leurs présences sont la preuve que, dès le Paléolithique supérieur, les hommes cousent certainement des peaux ; le fil provenant des tendons du gibier chassé. Les aiguilles en os, en bois de cervidés perdurent même durant les périodes où apparaissent les exemplaires en métal. Par exemple, à l'époque gallo-romaine les aiguilles en os côtoient celles en fer.
Le pic : le pic est un outil solide, allongé et à pointe épaisse, il sert à attaquer une surface, à graver, à sculpter, à déchausser. Ce sont des pics en silex ou en bois de cerf. Pour creuser la craie, détacher les blocs de silex, les mineurs du Néolithique utilisent le pic en bois de cerf à une ou deux extrémités pointues.
Les animaux de la préhistoire

L'aurochs
Aussi appelé boeuf des plaines ou boeuf primitif, il est l'ancêtre des races actuelles de bovins domestiques. Avec à peu près 2 mètres au garrot, et puvant peser jusqu'à 900 kilos l'aurochs présentait une taille plus importante que les races actuelles de bovins.L'aurochs serait apparu en Eurasie durant les dernières glaciations. Il fut domestiqué, dès le Néolithique et en Grèce vers 6 000 avant J.C. Le dernier spécimen, une femelle, serait mort en 1627 en Pologne et un autre en Serbie.

Le bison
Le bison dont l'ancêtre se nommait wisent est un bovidé de la même famille que le boeuf. Il y a un million d'années, les premiers bisons qui viviaient en europe sont arrivés en Amérique du Nord. Ils entreprirent un long voyage depuis l'Asie. Pour arriver en Amérique du Nord, ils passèrent par le Détroit de Bering entre la Russie et l'Alaska. Des milliers de bisons ont
ainsi migré vers le Canada et le sud des États-Unis. Des peintures de bisons, datant de plusieurs milliers d'années, ont été retrouvées sur les murs des cavernes de l'hémisphère nord . Les bisons ont survécu à la glaciation et à la chasse mais sont maintenant. On estime que la population de bisons en Amérique du Nord est actuellement de 350 000 têtes contre 60 millions lors de la découverte de l'amérique.

Le mégacéros
Grand cervidé du Quaternaire, comparable à l'élan par sa taille aux bois très développés(jusqu'à trois mètres d'envergure).Il a disparu, il y a environ 11 000 ans, à la fin de la dernière glaciation. Sa disparition reste à ce jour une énigme

Le mammouth
Le genre Mammuthus était un groupe largement répandu, bien adapté au froid. Venant d’Afrique, les mammouths se sont dispersés vers l’Eurasie, puis vers l’Amérique du Nord.le mammouth du sud, espèce eurasienne la plus ancienne (2,6 à moins d'un million d'années) qui gagne l'Amérique du Nord il y a 1,5 millions d'années ;
Les dates d'extinction des mammouths peuvent être estimées à :
* -12 000 ans pour Mammuthus exilis ;
* -10 000 ans pour Mammuthus columbi et Mammuthus primigenius en Amérique du Nord et pour Mammuthus primigenius en Europe ;
* -3 700 ans pour les dernières formes naines de Mammuthus primigenius dans l'île Wrangel au nord est de la Sibérie.

Le renne
Le renne constituait déjà une proie de choix pour l'homme de Néandertal. Il est souvent représenté dans les peintures pariétales du Paléolithique supérieur. C'est un animal robuste, pouvant peser jusqu'à 200 kg.Son pelage peut être brun ou gris, sa queue est courte. Les poils sont vides comme un tube et en font un excellent nageur en plus de l'isoler du froid.Le renne se nourrit d'herbes, de buissons et de lichens, qu'il doit parfois chercher sous la neige.

Le Smilodon
également appelé "Le Tigre aux dents de sabre" ce félin est considéré comme le plus puissant félin de tous les temps. on estime que ces félins de près de 300 kilos sont apparus sur les plaines d'amérique du sud il y a 2 millions d'années. La dernière espèce de Smilodon s'est éteinte il
y a 10 000 ans à la fin de la dernière période glaciaire.Chez les plus gros Smilodon, les canines de la mâchoire supérieure mesuraient plus de 25 cm de long.
Emigrés climatiques-Changements climatiques:phénomène nouveau ?
Le protocole de Kyoto et les différents sommets sur l'environnement qui ont suivi ont accentué la prise de conscience de l'impact des changements climatiques et de ses conséquences sur les flux migratoires de ceux que l'on nomme les émigrés climatiques.
Climats :
Les variations climatiques ne sont pas un phénomène nouveau et un certain nombre de facteurs naturels contribuent à modifier le climat de la terre sur des périodes variables (modifications de l'énergie émise par le soleil, de l'inclinaison de l'orbite de la terre…)
Depuis un million d'années, toute une série de refroidissements sont connus sous le terme de glaciation (une dizaine de grandes phases ont été dénombrées) alternant avec des périodes de réchauffement où le climat est proche de l'actuel (phases interglaciaires).
Lors des phases glaciaires, la température de la surface mondiale change de presque 5 degrés entre deux régimes climatiques, modifiant les paysages, les niveaux marins, les répartitions des faunes, des flores et celle bien entendu, des peuplements humains.
Migrations et colonisations :
Entre 3 millions d'années et 1,8 millions d'années, les différents groupes d'Australopithèques et les espèces du genre Homo (habilis, rudolfensis) se retrouvent exclusivement en Afrique. Vers 2 millions d'années, l'Homo ergaster est le premier homme à quitter le continent africain. Ses descendants vont donner naissance en Asie à l'Homo erectus, en Europe au Pré-Néandertalien puis au Néandertalien et finalement en Afrique et au Proche-Orient, au Proto-Cro-Magnon puis au Cro-Magnon sur l'ensemble de la planète, depuis les déserts les plus arides jusqu'aux pôles.
Considérant la Préhistoire ancienne, le sens du mot "migration" recouvre la recherche de nouveaux territoires à exploiter du fait de la croissance démographique du groupe d'origine, d'une diminution des ressources alimentaires et d'un changement écologique. Cette expansion géographique se déploie par vagues successives étalées dans le temps car par exemple, la Picardie et la vallée de la Somme connaîtront les premières occupations humaines vers 600 000 ans.
D'autres vagues de migrations sont connues, comme au moment de la diffusion de l'agriculture au Néolithique provenant du Moyen-Orient où ce mode de vie est apparu, il y a 10 000 ans. Cessant d'être un prédateur à part entière, l'homme va se sédentariser. Il modifie ses rapports avec l'environnement. L'impact qu'il va créer sur la nature en devenant producteur ne cessera de s'intensifier.
Ergaster, Néandertal : des changements climatiques et des migrations vers d'autres niches écologiques. Des émigrés climatiques ?
Une hypothèse voudrait qu'à l'origine Ergaster vienne des savanes ouvertes puis qu'au cours des périodes de sécheresse dues aux glaciations, migre à la fois vers l'Afrique de l'Est et le Proche-Orient.
Au cours de changements climatiques successifs, Ergaster n'est plus inféodé à une niche écologique et des groupes se déplacent, s'adaptent sur toutes les latitudes et se retrouvent peu à peu sur les marges méridionales de l'Eurasie.
Les populations humaines arrivées en Europe il y a un million d'années s'installent dans des zones qui bénéficient d'un climat tempéré chaud. Toutefois avec l'accentuation des cycles glaciaires faisant varier les limites des zones habitables, provoquant des migrations, elles se retrouvent à diverses reprises coupées du reste des autres populations. Des calottes glaciaires forment des barrières infranchissables, des glaciers dans des vallées restreignent les possibilités de passage. L'accumulation des glaces entraîne un abaissement du niveau des mers découvrant de vastes étendues, comme entre la France et l'Angleterre.
C'est ainsi que des populations d'Europe occidentale finissent par évoluer vers un type morphologique et biologique bien particulier (dérive génétique) : les hommes de Néandertal. Ces derniers possèdent un corps bien adapté au froid (loi de Bergman) capable de s'adapter à tous les environnements tempérés froids.
C'est ainsi qu'au cœur de multiples variations climatiques, notre lignée humaine était buissonnante et a vu de nombreuses espèces s'adapter et coexister pendant des milliers d'années. Depuis l'extinction de l'homme de Néandertal, l'humanité n'est plus plurielle car nous restons les seuls sur Terre depuis 35 000 ans : l'Homo sapiens ou l'homme moderne. L'homme de Cro-Magnon a conquis la planète entière. Ses descendants, plus de 37 000 ans plus tard, ont tellement amplifié les facteurs naturels des cycles climatiques (amplifications de l'effet de serre et des aérosols dans l'atmosphère, évolution de l'utilisation des sols) qu'ils menaceraient à terme le développement durable de l'espèce humaine.
Une notion nouvelle transparaît désormais : les facteurs anthropiques ont de telles conséquences sur l'environnement qu'ils provoquent des dérèglements qui sont loin d'être "naturels".
L'Homo sapiens reste le seul et dernier représentant du genre humain dépositaire d'une planète qui, jusqu'à présent a toujours trouvé les ressources pour évoluer dans un monde qui depuis toujours bouge… L'Homo sapiens doit donc s'efforcer à encore évoluer : vers un genre humain plus sage, vers l'homme qui sait… qu'il ne sait pas tout.
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Mis à jour ( Lundi, 12 Juillet 2010 11:25 )



