Les émigrés climatiques
Emigrés climatiques-Changements climatiques:phénomène nouveau ?
Le protocole de Kyoto et les différents sommets sur l'environnement qui ont suivi ont accentué la prise de conscience de l'impact des changements climatiques et de ses conséquences sur les flux migratoires de ceux que l'on nomme les émigrés climatiques.
Climats :
Les variations climatiques ne sont pas un phénomène nouveau et un certain nombre de facteurs naturels contribuent à modifier le climat de la terre sur des périodes variables (modifications de l'énergie émise par le soleil, de l'inclinaison de l'orbite de la terre…)
Depuis un million d'années, toute une série de refroidissements sont connus sous le terme de glaciation (une dizaine de grandes phases ont été dénombrées) alternant avec des périodes de réchauffement où le climat est proche de l'actuel (phases interglaciaires).
Lors des phases glaciaires, la température de la surface mondiale change de presque 5 degrés entre deux régimes climatiques, modifiant les paysages, les niveaux marins, les répartitions des faunes, des flores et celle bien entendu, des peuplements humains.
Migrations et colonisations :
Entre 3 millions d'années et 1,8 millions d'années, les différents groupes d'Australopithèques et les espèces du genre Homo (habilis, rudolfensis) se retrouvent exclusivement en Afrique. Vers 2 millions d'années, l'Homo ergaster est le premier homme à quitter le continent africain. Ses descendants vont donner naissance en Asie à l'Homo erectus, en Europe au Pré-Néandertalien puis au Néandertalien et finalement en Afrique et au Proche-Orient, au Proto-Cro-Magnon puis au Cro-Magnon sur l'ensemble de la planète, depuis les déserts les plus arides jusqu'aux pôles.
Considérant la Préhistoire ancienne, le sens du mot "migration" recouvre la recherche de nouveaux territoires à exploiter du fait de la croissance démographique du groupe d'origine, d'une diminution des ressources alimentaires et d'un changement écologique. Cette expansion géographique se déploie par vagues successives étalées dans le temps car par exemple, la Picardie et la vallée de la Somme connaîtront les premières occupations humaines vers 600 000 ans.
D'autres vagues de migrations sont connues, comme au moment de la diffusion de l'agriculture au Néolithique provenant du Moyen-Orient où ce mode de vie est apparu, il y a 10 000 ans. Cessant d'être un prédateur à part entière, l'homme va se sédentariser. Il modifie ses rapports avec l'environnement. L'impact qu'il va créer sur la nature en devenant producteur ne cessera de s'intensifier.
Ergaster, Néandertal : des changements climatiques et des migrations vers d'autres niches écologiques. Des émigrés climatiques ?
Une hypothèse voudrait qu'à l'origine Ergaster vienne des savanes ouvertes puis qu'au cours des périodes de sécheresse dues aux glaciations, migre à la fois vers l'Afrique de l'Est et le Proche-Orient.
Au cours de changements climatiques successifs, Ergaster n'est plus inféodé à une niche écologique et des groupes se déplacent, s'adaptent sur toutes les latitudes et se retrouvent peu à peu sur les marges méridionales de l'Eurasie.
Les populations humaines arrivées en Europe il y a un million d'années s'installent dans des zones qui bénéficient d'un climat tempéré chaud. Toutefois avec l'accentuation des cycles glaciaires faisant varier les limites des zones habitables, provoquant des migrations, elles se retrouvent à diverses reprises coupées du reste des autres populations. Des calottes glaciaires forment des barrières infranchissables, des glaciers dans des vallées restreignent les possibilités de passage. L'accumulation des glaces entraîne un abaissement du niveau des mers découvrant de vastes étendues, comme entre la France et l'Angleterre.
C'est ainsi que des populations d'Europe occidentale finissent par évoluer vers un type morphologique et biologique bien particulier (dérive génétique) : les hommes de Néandertal. Ces derniers possèdent un corps bien adapté au froid (loi de Bergman) capable de s'adapter à tous les environnements tempérés froids.
C'est ainsi qu'au cœur de multiples variations climatiques, notre lignée humaine était buissonnante et a vu de nombreuses espèces s'adapter et coexister pendant des milliers d'années. Depuis l'extinction de l'homme de Néandertal, l'humanité n'est plus plurielle car nous restons les seuls sur Terre depuis 35 000 ans : l'Homo sapiens ou l'homme moderne. L'homme de Cro-Magnon a conquis la planète entière. Ses descendants, plus de 37 000 ans plus tard, ont tellement amplifié les facteurs naturels des cycles climatiques (amplifications de l'effet de serre et des aérosols dans l'atmosphère, évolution de l'utilisation des sols) qu'ils menaceraient à terme le développement durable de l'espèce humaine.
Une notion nouvelle transparaît désormais : les facteurs anthropiques ont de telles conséquences sur l'environnement qu'ils provoquent des dérèglements qui sont loin d'être "naturels".
L'Homo sapiens reste le seul et dernier représentant du genre humain dépositaire d'une planète qui, jusqu'à présent a toujours trouvé les ressources pour évoluer dans un monde qui depuis toujours bouge… L'Homo sapiens doit donc s'efforcer à encore évoluer : vers un genre humain plus sage, vers l'homme qui sait… qu'il ne sait pas tout.
Le protocole de Kyoto et les différents sommets sur l'environnement qui ont suivi ont accentué la prise de conscience de l'impact des changements climatiques et de ses conséquences sur les flux migratoires de ceux que l'on nomme les émigrés climatiques.
Climats :
Les variations climatiques ne sont pas un phénomène nouveau et un certain nombre de facteurs naturels contribuent à modifier le climat de la terre sur des périodes variables (modifications de l'énergie émise par le soleil, de l'inclinaison de l'orbite de la terre…)
Depuis un million d'années, toute une série de refroidissements sont connus sous le terme de glaciation (une dizaine de grandes phases ont été dénombrées) alternant avec des périodes de réchauffement où le climat est proche de l'actuel (phases interglaciaires).
Lors des phases glaciaires, la température de la surface mondiale change de presque 5 degrés entre deux régimes climatiques, modifiant les paysages, les niveaux marins, les répartitions des faunes, des flores et celle bien entendu, des peuplements humains.
Migrations et colonisations :
Entre 3 millions d'années et 1,8 millions d'années, les différents groupes d'Australopithèques et les espèces du genre Homo (habilis, rudolfensis) se retrouvent exclusivement en Afrique. Vers 2 millions d'années, l'Homo ergaster est le premier homme à quitter le continent africain. Ses descendants vont donner naissance en Asie à l'Homo erectus, en Europe au Pré-Néandertalien puis au Néandertalien et finalement en Afrique et au Proche-Orient, au Proto-Cro-Magnon puis au Cro-Magnon sur l'ensemble de la planète, depuis les déserts les plus arides jusqu'aux pôles.
Considérant la Préhistoire ancienne, le sens du mot "migration" recouvre la recherche de nouveaux territoires à exploiter du fait de la croissance démographique du groupe d'origine, d'une diminution des ressources alimentaires et d'un changement écologique. Cette expansion géographique se déploie par vagues successives étalées dans le temps car par exemple, la Picardie et la vallée de la Somme connaîtront les premières occupations humaines vers 600 000 ans.
D'autres vagues de migrations sont connues, comme au moment de la diffusion de l'agriculture au Néolithique provenant du Moyen-Orient où ce mode de vie est apparu, il y a 10 000 ans. Cessant d'être un prédateur à part entière, l'homme va se sédentariser. Il modifie ses rapports avec l'environnement. L'impact qu'il va créer sur la nature en devenant producteur ne cessera de s'intensifier.
Ergaster, Néandertal : des changements climatiques et des migrations vers d'autres niches écologiques. Des émigrés climatiques ?
Une hypothèse voudrait qu'à l'origine Ergaster vienne des savanes ouvertes puis qu'au cours des périodes de sécheresse dues aux glaciations, migre à la fois vers l'Afrique de l'Est et le Proche-Orient.
Au cours de changements climatiques successifs, Ergaster n'est plus inféodé à une niche écologique et des groupes se déplacent, s'adaptent sur toutes les latitudes et se retrouvent peu à peu sur les marges méridionales de l'Eurasie.
Les populations humaines arrivées en Europe il y a un million d'années s'installent dans des zones qui bénéficient d'un climat tempéré chaud. Toutefois avec l'accentuation des cycles glaciaires faisant varier les limites des zones habitables, provoquant des migrations, elles se retrouvent à diverses reprises coupées du reste des autres populations. Des calottes glaciaires forment des barrières infranchissables, des glaciers dans des vallées restreignent les possibilités de passage. L'accumulation des glaces entraîne un abaissement du niveau des mers découvrant de vastes étendues, comme entre la France et l'Angleterre.
C'est ainsi que des populations d'Europe occidentale finissent par évoluer vers un type morphologique et biologique bien particulier (dérive génétique) : les hommes de Néandertal. Ces derniers possèdent un corps bien adapté au froid (loi de Bergman) capable de s'adapter à tous les environnements tempérés froids.
C'est ainsi qu'au cœur de multiples variations climatiques, notre lignée humaine était buissonnante et a vu de nombreuses espèces s'adapter et coexister pendant des milliers d'années. Depuis l'extinction de l'homme de Néandertal, l'humanité n'est plus plurielle car nous restons les seuls sur Terre depuis 35 000 ans : l'Homo sapiens ou l'homme moderne. L'homme de Cro-Magnon a conquis la planète entière. Ses descendants, plus de 37 000 ans plus tard, ont tellement amplifié les facteurs naturels des cycles climatiques (amplifications de l'effet de serre et des aérosols dans l'atmosphère, évolution de l'utilisation des sols) qu'ils menaceraient à terme le développement durable de l'espèce humaine.
Une notion nouvelle transparaît désormais : les facteurs anthropiques ont de telles conséquences sur l'environnement qu'ils provoquent des dérèglements qui sont loin d'être "naturels".
L'Homo sapiens reste le seul et dernier représentant du genre humain dépositaire d'une planète qui, jusqu'à présent a toujours trouvé les ressources pour évoluer dans un monde qui depuis toujours bouge… L'Homo sapiens doit donc s'efforcer à encore évoluer : vers un genre humain plus sage, vers l'homme qui sait… qu'il ne sait pas tout.
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Mis à jour ( Mardi, 26 Janvier 2010 14:01 )


